Histoire des conserveries Chancerelle de Douarnenez

L’historien douarneniste Alain le Doaré retrace l’histoire des conserveries Chancerelle dans un ouvrage à paraitre. François Chancerelle, Alain Le Doaré, Chancerelle, au nom de la conserve, 1828 à nos jours.

Cet ouvrage est préfacé par Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ancien président de la Région Bretagne, et de Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président de la Région Bretagne.
Postface de Jean-François Hug, Président du Conseil d’administration de la Maison Chancerelle

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Alain le Doare Historien Douarneniste

En France, particulièrement dans les années qui suivent la Révolution industrielle, des ateliers florissants deviennent des entreprises performantes, des usines se créent ex nihilo, des millions d’ouvrières et d’ouvriers vendent leur force de travail à des femmes et à des hommes qui, dans un premier temps, donnent leur nom, leur patronyme, à l’outil industriel qu’ils viennent de créer. Souvent à l’aide de capitaux familiaux, ils développent une usine, des usines. Dans le monde maritime, c’est la conserverie de poissons qui marque le mieux son industrialisation. Dans une première époque on évoque une « industrie sardinière » qui comprend l’ensemble des moyens mis en œuvre pour mettre la sardine en boîtes de conserve, grâce à l’invention du génial Nicolas Appert. La sardine, premier poisson à être mis en boîte industriellement entraîne dans son sillage des milliers de femmes et d’hommes qui deviennent marins-pêcheurs, ouvrières d’usine, avitailleurs, représentants de commerce, charpentiers de chaloupes sardinières puis de thoniers, marchands d’huiles, de condiments, de sel, de tomates, d’échalotes, de rogues, de charbon et de bois. La géographie humaine du littoral Atlantique est bouleversée, les ports importants naissent et se développent et ici et là se dressent près des forêts de mâts des chaloupes sardinières, des bois de cheminées qui se hérissent sur des bourgs puis des villes maritimes. Chancerelle c’est un nom de famille. Chancerelle c’est LE nom de la conserve de poissons depuis le début du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui. Chancerelle marque au fer blanc le destin de communautés maritimes comme celle de Douarnenez, une ville intensément tournée vers la mer et une baie matricielle à qui elle doit sa naissance et, encore aujourd’hui, son avenir.

Boite de sardine des conserveries chancerelle à Douarnenez

François Chancerelle, né à Brest le 28 décembre 1934, est un des 295 arrière-arrière-petits enfants de Robert Chancerelle (1808-1868) et de son épouse Jeanne-Rose Giteau (1811-1865) qui se sont installés à Douarnenez au milieu du XIXe siècle. Il a mené durant plusieurs années un travail méthodique de très grande qualité pour ordonner les textes d’archives brutes, inédites, pour retirer des livres imprimés les éléments intéressant son œuvre, pour demander et retrouver des photographies familiales. Il n’évoque jamais, ni en textes, ni en photographies, ce qui relève du « privé » au sein de sa famille. Il constate des faits, des liens, des relations (…) au cours des entretiens que nous avons eus ensemble. Il est la proximité, indispensable, avec le sujet.
   Alain Le Doaré, né rue Monte au Ciel à Douarnenez, le 18 juin 1967, est la distance, indispensable, avec le sujet. En effet il provient d’un milieu où les hommes sont des marins-pêcheurs de Douarnenez, des matelots, et les femmes sont des ouvrières d’usine, des « filles de friture », employées quelquefois dans une des multiples usines de la maison Chancerelle. Docteur en Histoire de l’Université de Rennes 2 depuis le 23 février 1999, il a obtenu la mention optimale pour sa thèse de doctorat sur les liens entre les marins et l’Église catholique au XIXe et au XXe siècle. La démarche scientifique est la sienne. Son travail sur de nombreux sujets est reconnu. Il a réalisé trois études qui ont aussi permis la naissance de ce livre : l’histoire de Franpac (2012/1912) en 2012, les « 160 » ans de Chancerelle/Connétable en 2013, l’histoire du Lycée sainte-Élisabeth de Douarnenez (1914/2014) en 2014. Il a particulièrement été le commissaire, en 2005, d’une exposition au musée de Douarnenez intitulée « L’art de fixer les saisons » ; elle donnait à voir et à entendre la vie des conserveries de poissons. Il a été également président et rédacteur de l’association Mémoire de la Ville de Douarnenez. 

La rencontre de François Chancerelle et de Alain Le Doaré, notamment, a créé cet ouvrage. Il est construit par des textes et de très nombreuses photographies extrêmement rares, voire inédits, provenant notamment de nombreuses personnes de la famille Chancerelle, descendants de la « branche » de Douarnenez, fondée par Robert Chancerelle et son épouse Jeanne Rose Giteau. Cet ouvrage n’est pas un album de famille, même si des dizaines de prénoms accompagnent le patronyme Chancerelle. C’est avant tout l’histoire d’enfants, de femmes et d’hommes, de Douarnenistes, qui ont impacté la ville de Douarnenez comme aucune autre famille, durant plus de deux siècles. François Chancerelle n’a-t-il pas trouvé dans sa famille une aïeule, née à Ploaré en 1601. Les Chancerelle : des Douarnenistes de longue date.

Les usines chancerelle au Rosmeur à Douarnenez
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